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Giovanni GABRIELI, „Musique de procession et
de cérémonie“ formée d'oeuvres sacrées
à plusieurs voix et de pièces instrumentales
tirées des „Concerti“ (1587) [I] et des
„Sacrae Symphoniae“, livre 1 (1597) [II]

Choeur et orchestre du Festival Gabrieli
Hans GILLESBERGER, chef de choeur
Anton HEILLER, Franz EIBNER, Herbert TACHEZI
et René CLEMENCIC, orgues

direction générale: Edmond APPIA
1958, Vienne

Edmond APPIA compila cette oeuvre symbolisant la musique de la Renaissance vé­ni­tien­ne à partir d'oeuvres sacrées à plusieurs voix, ainsi que de pièces in­stru­men­tales, tirées des „Concerti“ (1587) [I] et du livre 1 des „Sacrae Symphoniae“ (1597) [II] de Gio­van­ni GABRIELI. Le tout est très bien documenté au verso de la pochette du disque Vanguard Stereolab The Bach Guild BGS 5004 (utilisé pour la présente res­tau­ra­tion):

- Motet "Sancta et immaculata virginitas" a 8, Ch.25 [II]
- Ô magnum mysterium a 8 [I]
- Nunc dimittis, Ch.50 [II]
- Angelus ad pastores ait a 12 [I]
- Motet "Ô Jesu mi dulcissime" a 8, Ch.24 (Pour Noël) [II]
- Exaudi Deus [II]
- Hodie Completi Sunt [II]
- Ô Domine Jesu Christe, Ch.14 [II]
- Canzona Quarti Toni a 15 (Ch. 185) [II]
- Inclina Domine aurem a 6 [I]

Verso de la pochette du disque Vanguard Stereolab The Bach Guild BGS 5004
Verso de la pochette du disque Vanguard Stereolab The Bach Guild BGS 5004
En exergue, de la préface des „Sacrae Symphoniae“ de Giovanni GABRIELI, publiées à Venise en 1629 et dédiées au prince héritier JOHANN GEORG II de Saxe, cette très célèbre citation de Heinrich SCHÜTZ, le plus célèbre élève du maître de Venise:

"[...] At Gabrielius, Dij immortales, quantus vir; illum si garrula vidisset antiquitas, (dicam verbo) Amphionibus praetulisset, aut si connubia amarent musae, Melpomene non alio gauderet sponso. [...]" (Gabrieli, dieux immortels, quel homme exceptionnel! Si l’Antiquité, si loquace, l’avait vu (permettez-moi de le dire en un mot) elle l’aurait placé au-dessus des Amphions; ou, si les Muses avaient aimé le mariage, Melpomène n’aurait trouvé de plus grand bonheur qu’en son époux).

Dans cette préface, Heinrich SCHÜTZ se remémore son premier voyage à Venise (1609–1612) auprès de son maître bien-aimé Giovanni GABRIELI. Pour exprimer son ad­mi­ra­tion sans bornes, il utilisa des références à la mythologie antique plutôt qu'au chris­tia­nis­me: AMPHION (le musicien légendaire qui bâtit les remparts de Thèbes grâce au son de sa lyre) et MELPOMÈNE,la muse du chant et de la tragédie.

Sur Giovanni GABRIELLI, traduit des notes d’Abraham VEINUS, de l'Université de Sy­ra­cu­se:

«« Les visiteurs qui se rendaient à Venise au début du XVIIe siècle y découvraient une musique d’une grandeur et d’une excellence sans pareilles dans leur expérience. Un visiteur français, Jean-Baptiste du Val, était tout autant fasciné par la diversité des for­ma­tions musicales participant à une représentation (instruments à vent, cordes et orgues en plus des voix) qu’étonné par l’harmonie grandiose produite par leur com­bi­nai­son. Quant à un visiteur anglais, Thomas Coryat, d’une sensibilité encore plus vive, il décrivait la musique „tant vocale qu’instrumentale“ comme étant „si belle, si délicieuse, si rare, si admirable, si exceptionnellement excellente, qu’elle ravissait et stupéfiait même tous ces étrangers qui n’avaient jamais rien entendu de tel“. Coryat nous ren­sei­gne sur la variété de la taille des ensembles musicaux, la diversité des instruments qui y étaient employés, ainsi que sur la qualité des interprètes individuels.

„Parfois, seize ou vingt hommes chantaient ensemble, sous la direction d’un maître ou d’un chef d’orchestre chargé de les maintenir en ordre; et lorsqu’ils chantaient, les in­stru­men­tistes jouaient également. Parfois, seize musiciens jouaient ensemble de leurs instruments: dix trombones, quatre cornets et deux violes de gambe d’une taille ex­tra­or­di­naire; parfois dix: six trombones et quatre cornets; parfois deux: un cornet et une viole de gambe aiguë. Parmi ces violes de gambe aiguës, j’en ai entendu trois dif­fé­ren­tes là-bas, dont chacune était si bonne – en particulier une que j’ai remarquée plus que les autres – que je n’avais jamais rien entendu de tel auparavant. Ceux qui jouaient des violes de gambe aiguës chantaient et jouaient ensemble, et parfois deux musiciens ex­cep­tion­nels jouaient ensemble du théorbe, accompagnant ainsi le chant; ils pro­dui­saient une musique d’une douceur admirable, mais si douce qu’on ne pouvait guère les entendre, sauf ceux qui se trouvaient tout près d’eux. Ces deux théorbistes conclurent la musique de cette nuit, qui dura au moins trois heures entières. En effet, ils com­men­çai­ent vers cinq heures et ne finissaient pas avant huit heures. La musique se pro­lon­geait également aussi longtemps le matin: chaque fois qu’un groupe de musiciens jouait, les orgues – dont il y a sept belles paires dans cette salle, toutes alignées en rang – jouaient avec eux. Parmi les chanteurs, il y en avait trois ou quatre si excellents que je pense que peu, voire aucun, dans la chrétienté ne les surpasse…“

Venise était une ville d’une splendeur exubérante, et la musique qui envoûtait les vi­si­teurs était un élément essentiel non seulement des somptueux divertissements pro­fa­nes, mais aussi des fastueuses célébrations religieuses qui occupaient une place si re­mar­qua­ble dans la vie de la ville. Il est caractéristique que les impressions de du Val aient été recueillies lors d’un office des vêpres à l’église du Saint-Sauveur avant la fête de saint Théodore, tandis que celles de Coryat (citées plus haut) s’appuyaient sur une „festivité“ célébrée en l’honneur de saint Roch pour les Vénitiens, la frontière qui sé­pa­rait le religieux du profane semblait souvent s’estomper.

Dans la peinture vénitienne, il suffit de se rappeler La Procession sur la place Saint-Marc de Bellini, ou Les Noces de Cana et Le Festin chez Lévi de Véronèse, pour se rendre compte de la concentration de faste profane dans le spectacle religieux des Vénitiens.

En tant qu’organiste de Saint-Marc, Giovanni Gabrieli était membre de la chapelle du­ca­le. Et comme le fait remarquer Denis Arnold: „Il ne faut pas considérer les musiciens de Saint-Marc comme des serviteurs de l’Église, mais plutôt comme faisant partie de l’une des cours les plus brillantes d’Europe“. L’oeuvre de Gabrieli revêt dans une large me­su­re un caractère cérémoniel. „Ses motets“, remarque Arnold (dont l’édition du premier volume des Opera Omnia est la source de six des motets présentés ici), „sont presque tous des mises en musique de passages de la liturgie utilisés lors des grandes fêtes vénitiennes: Noël, Pâques, l’Ascension et la Saint-Marc“. Quant à certaines autres oeu­vres pour double choeur de Gabrieli, Arnold émet l’hypothèse qu’elles ont été „peut-être composées pour les divertissements si populaires sous le mandat du doge Marino Grimani, joués plusieurs fois par an au Palazzo Ducale“.

Si la basilique Saint-Marc n’était pas le seul lieu où la musique pour choeurs multiples s’épanouissait, en tant qu’église dont les galeries surplombaient un vaste espace in­té­rieur, elle était particulièrement adaptée à une disposition spatiale impressionnante de choeurs multiples. La composante spatiale semble constituer un élément par­ti­cu­liè­re­ment important de l’esthétique de la pratique polychorale de Gabrieli, et l’architecture de l’église où il exerçait la fonction d’organiste a sans doute été une source d’in­spi­ra­tion et un terrain d’expérimentation.

De même, si les techniques de traitement des choeurs divisés n’ont ni pris naissance ni pris fin avec Gabrieli, l’imagination dont il a fait preuve dans l’exploitation de ces tech­ni­ques fait de son oeuvre un véritable recueil du style polychoral. Plus impressionnante encore que les techniques en elles-mêmes est la grande diversité des objectifs ex­pres­sifs auxquels elles sont mises au service.

La musique de Gabrieli reflète, certes, son rôle autrefois fonctionnel au sein du faste des cérémonies religieuses vénitiennes. Mais ce qui subsiste dans une résurrection mo­der­ne de sa musique n’est pas simplement une relique impressionnante d’une culture curieusement grandiloquente. „L’homme grandiloquent“, remarquait George Eliot, „ne cherche jamais à dire ce qu’il ressent ou ce qu’il voit, mais à produire un certain effet sur son public“. Impressionner – voire submerger – un public relevait certes des in­ten­tions de Gabrieli, mais la prestance cérémonielle, le style processionnel pompeux sont lar­ge­ment tempérés par des moments de tendre lyrisme et par une passion aussi pressante qu’intériorisée. La splendeur du Nunc dimittis doit être contrebalancée par la douce pureté de l’Angelus ad Pastores et par l’intériorité de l’Ô Jesu mi dulcissime. Cet équilibre dans la palette expressive caractérise non seulement la musique de Gabrieli, mais aussi l’oeuvre du plus grand de ses élèves, Heinrich Schütz, dont l’hommage au maître sert de titre à ces notes. »»

Recto de la pochette du disque Vanguard Stereolab The Bach Guild BGS 5004
Recto de la pochette du disque Vanguard Stereolab The Bach Guild BGS 5004
Dans ce splendide enregistrement, nous écoutons le Choeur et l'Orchestre du Festival Gabrieli - chef de choeur: Hans GILLESBERGER - avec Anton HEILLER, Franz EIBNER, Herbert TACHEZI et René CLEMENCIC aux orgues, le tout sous la direction de Edmond APPIA.

Il y a une certaine incertitude sur le lieu et l'année de cette prise de son: le verso de la pochette du disque BGS 5004 indique que l'enregistrement fut fait à Venise en 1957, la discographie de Michael GRAY donne par contre février 1958, Studio Columbia à Vienne.

Le BGS 5004 fut réédité en 1972 sous la référence The Bach Guild HM-8 SD, une réédition publiée par Vanguard elle-même: la documentation de cette réédition porte une indication très précise: « Location of recording: Grossesaal, Musikverein, Vienna» (Grande Salle du Musikverein de Vienne). Il faut néanmoins souligner que le «Musikverein» et le «Studio Columbia» - donné par Michael Gray - ne sont peut-être pas le même lieu. On ignore aujourd'hui ce qu'était exactement ce «Studio Columbia»: il se peut que ce nom ait désigné l'entité technique responsable de l'enregistrement, plutôt que le lieu physique où il s'est déroulé.

Pour compliquer un peu le tout, un compte rendu paru dans «Music at Home» en avril 1959, signé G. L. Mayer, indique «These remarkable performances are by participants in the 1957 Gabrieli Festival in Venice.». Ceci pourrait expliquer l'origine de l'indication „Venice, 1957“ figurant sur le BGS-5004. La formulation est toutefois importante: G. L. Mayer indique que les musiciens ont participé au Festival de Venise en 1957, et non que le disque fut enregistré à Venise en 1957.

Il semble donc fort probable que les interprètes aient certes participé au festival de Venise en 1957, mais enregistré l'oeuvre à Vienne en février de l'année suivante, comme le propose Michael Gray. Ceci restera toutefois - probablement pour toujours - une hypothèse.

La première parution aux USA date d'au plus tard automne 1958, tel que le mentionne une publicité de Vanguard publiée dans «High Fidelity» de novembre 1958, annonçant simultanément le BG 581, monophonique, et le BGS-5004, stéréophonique.

À gauche: Edmond APPIA. À droite: orgues - régale en haut, clavier de positif en bas, photos citées du verso de la pochette du disque Vanguard SRV 281 SD
À gauche: Edmond APPIA. À droite: orgues - régale en haut, clavier de positif en bas
photos citées du verso de la pochette du disque Vanguard SRV 281 SD
Sur l’interprétation et l’enregistrement lui-même, traduit du texte publié au verso de la pochette du disque Vanguard BGS 5004:

«« Deux disciplines — la musicologie et l’électronique — ont conjugué leurs efforts pour donner naissance à cet enregistrement exceptionnel. Celui-ci restitue toute la splendeur des conceptions musicales de Gabrieli, avec une fidélité stylistique et une authenticité sonore aussi grandes que le permettent les connaissances actuelles sur la musique de la Renaissance et de l’époque baroque.

Après le travail des musicologues et les répétitions des interprètes, ce fut au tour des ingénieurs du son de relever le défi (*). Rares sont, en effet, les entreprises d'en­re­gis­tre­ment musical aussi exigeantes que celle visant à restituer ces motets de Gabrieli tels que le compositeur les avait conçus dans leur dimension sonore.

À la difficulté d'établir un équilibre subtil entre les voix et les instruments qui les accompagnent s'ajoutait celle de rendre pleinement justice à la conception spatiale de cette musique. Gabrieli faisait fréquemment appel à deux, voire trois choeurs disposés en différents endroits, qui se répondaient selon le principe de l'antiphonie. La musique circulait ainsi d'un ensemble à l'autre, avant que, par moments, tous les chœurs ne réunissent leurs voix en de puissantes sonorités emplissant l'immense espace.

L'orchestre du festival réunit des musiciens qui se sont particulièrement consacrés à l'étude des styles d'interprétation et des instruments caractéristiques de la Renaissance et de l'époque baroque.

Les «Intonazioni», ou Préludes pour orgue solo, interprétés ici par Anton HEILLER, sont joués avant chacun des motets, conformément à l’usage historique et aux relations tonales liturgiques.

Bien que les motets de Gabrieli aient été conçus pour être interprétés avec des instruments accompagnant les parties vocales, les manuscrits originaux ne contiennent que les parties vocales. Chaque motet a donc nécessité une étude approfondie afin de déterminer l’instrumentation appropriée, conformément à la pratique du XVIe siècle à Saint-Marc de Venise. L’instrumentation de ces interprétations a été définie par le professeur Josef MERTIN, de l’Académie de Musique de Vienne, qui, en plus d’être une éminente autorité mondiale en matière de musique de cette époque, est l’un des plus grands facteurs d’orgues.

L’ensemble instrumental complet se compose de 4 flûtes à bec, 2 hautbois, un cor anglais, 3 clarinettes, une clarinette basse, 3 bassons, un contrebasson, un cor français, une trompette, 3 trombones, un luth, un violon, un alto, une contrebasse, une viole de gambe ténor, une viole de gambe basse et 4 orgues, dont un régale (petit orgue portable composé uniquement de tuyaux à anche) et 3 avec clavier de positif. Parmi ces derniers, l’un date de 1718; un autre est une reproduction d’un instrument de 1510, et un troisième est une reproduction de l’orgue de la «Silberne Kapelle» d’Innsbruck.

Les instruments à vent modernes n’ont été utilisés qu’en cas de nécessité, par exemple pour reprendre les parties des cornets à bouquin de la Renaissance (cornets fabriqués en bois et en cuir), dont l’utilisation s’est avérée impossible en raison de difficultés d’accord. »»

(*) La réédition 1972 de Vanguard sur «The Bach Guild HM-8 SD» nomme trois des responsables techniques: Ingénieur du son: Mario MIZZARO (**), Producteur: Karl WOLLEITNER (***), Conseiller musicologique: Martin BERNSTEIN.

(**) Mario MIZZARO: ingénieur du son de renom qui exerça à Vienne durant la seconde moitié du XXe siècle, particulièrement respecté dans le milieu des passionnés de musique classique et de haute fidélité pour la grande qualité de ses enregistrements. Il collabora avec d'importants producteurs américains et européens (comme E. Alan Silver pour la firme Connoisseur Society ou Seymour Solomon pour Vanguard) et travailla souvent au «Grosser Saal, Konzerthaus de Vienne». Son épouse Maria fut une illustratrice scientifique, photographe et professeure de zoologie très reconnue à l'Université de Vienne.

(***) Karl WOLLEITNER, pianiste, enseignant et pionnier de la musique électronique autrichien. Bien qu'il soit parfois mentionné comme producteur en raison de son rôle de superviseur technique et artistique dans la création d'oeuvres pionnières, son héritage est avant tout académique et institutionnel. Dès 1955, aux côtés du compositeur Karl SCHISKE, il élabora le projet d'installer un studio dédié à la musique électronique. Il finalisa seul la création de ce studio entre 1958 et 1959 au sein de l'Académie de mu­si­que de Vienne. Parallèlement à ses recherches sur les nouvelles technologies sonores, il mena une carrière de pianiste et enseigna durant de nombreuses années à Vienne.

Pour les textes chantés, voir en dessous des fichiers mis en écoute.

Étiquette recto du disque Vanguard Stereolab The Bach Guild BGS 5004
Étiquette recto du disque Vanguard Stereolab The Bach Guild BGS 5004
Giovanni Gabrieli, „Musique de procession et de cérémonie“ formée d'oeuvres sacrées à plusieurs voix et de pièces instrumentales tirées des „Concerti“ (1587) [I] et des „Sacrae Symphoniae“, livre 1 (1597) [II], Choeur et orchestre du Festival Gabrieli, Hans Gillesberger, chef de choeur, Anton Heiller, Franz Eibner, Herbert Tachezi et René Clemencic, orgues. Direction générale: Edmond Appia, 1958, Vienne

1. Motet "Sancta et immaculata virginitas" a 8, Ch.25 [II]    03:09 (-> 03:09)
2. O magnum mysterium a 8 [I]                                 03:28 (-> 06:37)
3. Nunc dimittis, Ch.50 [II]                                  03:56 (-> 10:33)
4. Angelus ad pastores ait a 12 [I]                           02:57 (-> 13:30)
5. Motet "O Jesu mi dulcissime" a 8, Ch.24 (Pour Noël) [II]   07:14 (-> 20:44)
6. Exaudi Deus [II]                                           03:31 (-> 24:15)
7. Hodie Completi Sunt [II]                                   05:24 (-> 29:39)
8. O Domine Jesu Christe, Ch.14 [II]                          05:43 (-> 35:22)
9. Canzona Quarti Toni a 15 (Ch. 185) [II]                    04:11 (-> 39:33)
10.Inclina Domine aurem a 6 [I]                               03:40 (-> 43:13)

Provenance: Vanguard Stereolab The Bach Guild BGS 5004, Vanguard Everyman Classic SRV 281 SD

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Étiquette verso du disque Vanguard Stereolab The Bach Guild BGS 5004
Étiquette verso du disque Vanguard Stereolab The Bach Guild BGS 5004
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1. Motet "Sancta et immaculata virginitas" a 8


Sancta et immaculata virginitas, quibus te laudibus efferam nescio, quia quern caeli capere non poterant, tuo gremio contulisti; genuisti qui te fecit, et in aeternum permanes virgo.

Ô virginité sainte et immaculée, je ne sais par quelles louanges je pourrais te glorifier, car tu as accueilli dans ton sein ce que les cieux ne pouvaient contenir; tu as porté celui qui t’a créée, et tu restes vierge pour toujours.

2. O magnum mysterium a 8


O magnum mysterium, et admirabile sacramentum, ut animalia viderent dominum natum jacentem in praesepio: Beata Virgo, cujus viscera meruerunt portare Dominum Christum: alleluja.

Ô grand mystère et merveilleux sacrement que les animaux puissent voir le Seigneur nouveau-né couché dans une crèche! Ô Sainte Vierge, dont le sein a mérité de porter le Seigneur Jésus-Christ: Alléluia.

3. Nunc dimittis, Ch.50


Nunc dimittis servum tuum Domine, secundum verbum tuum in pace. Quia viderunt oculi mei salutare tuum. Quod parasti ante faciem omnium populorum. Lumen ad revelationem gentium, et gloriam plebis tuae Israel. Gloriam Patri et Filio, et Spiritui Sancto. Sicut erat in principio, et nunc et semper, et in saecula saeculorum. Amen.

Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé aux yeux de tous les peuples: une lumière pour la révélation aux nations, et la gloire de ton peuple d’Israël. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Amen.

4. Angelus ad pastores ait a 12


Angelus ad pastores ait: annuncio vobis gaudium magnum: quia natus est vobis hodie Salvator mundi: alleluja. Gloria in excelsis Deo: et in terra pax hominibus bonae voluntatis, alleluja.

L'ange dit aux bergers: „Je vous annonce une grande joie: aujourd'hui, un Sauveur vous est né, le Messie, le Seigneur: alléluia. Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté, alléluia.

5. Motet "O Jesu mi dulcissime" a 8, Ch.24 (Pour Noël)


O Jesu mi dulcissime, adorote in stabulo, commorantem, o puer dilectissime, adorote in praesepio jacentem. O Christe, rex piissime, adoramus te in feno cubantem, in coelo fulgentem. O mira Dei pietas, O singularis caritas! Christus datus est a patre, Jesus natus est de virgine matre. O divina ergo proles, te colimus hie homines, ut veneremur coelites.

Ô mon très doux Jésus, nous t’adorons dans l’étable où tu résides; ô enfant bien-aimé, nous t’adorons couché dans la crèche. Ô Christ, Roi très pieux, nous t’adorons couché dans le foin, resplendissant dans les cieux. Ô merveilleuse piété de Dieu, ô charité singulière! Le Christ nous a été donné par le Père, Jésus est né de la Vierge Mère. Ô divine progéniture, nous, les hommes, nous t’adorons ici, afin de vénérer l’armée céleste.

6. Exaudi Deus, Sacrae Symphoniae, 1597, choeur à 7 voix, avec 2 clarinettes, 3 bassons, 3 trombones, orgue (régale)


Exaudi Deus orationem meam, et ne despexeris deprecationem meam; intende mihi, et exaudi me: contristatus sum in exercitatione mea; et conturbatus sum a voce inimici, et a tribulatione peccatóris: quoniam declinaverunt in me iniquitates, et in ira molesti erant mihi.

Écoute ma prière, ô Dieu, et ne méprise pas ma supplication; prête-moi attention et réponds-moi. Je suis épuisé par mes efforts, et troublé par la voix de l’ennemi et par l’affliction du pécheur; car les iniquités se sont retournées contre moi, et dans leur colère, ils se sont montrés durs envers moi.

7. Hodie Completi Sunt, Sacrae Symphoniae, 1615, double choeur à 8 voix, avec 2 bassons et 2 orgues (clavier de positif)


Hodie completi sunt, dies pentecostes, alleluia. Hodie Spiritus Sanctus in igne discipulis apparuit, in igne, discipulis apparuit et tribuit eis charismatum dona. Misit eos in universum mundum, praedicare et testificari: Qui crediderit et baptizatus fuerit, salvus erit. Alleluia.

Aujourd’hui s’achève le jour de la Pentecôte, alléluia. Aujourd’hui, le Saint-Esprit est apparu aux disciples sous la forme de flammes, il est apparu dans les flammes et leur a accordé les dons du Charisme. Il les a envoyés dans le monde entier pour prêcher et témoigner: Quiconque croira et sera baptisé sera sauvé. Alléluia.

8. O Domine Jesu Christe, Sacrae Symphoniae, 1597 (Motet de la Passion), double choeur à 8 voix, avec 2 orgues (clavier de positif et régale)


O Domine Jesu Christe, adorote in cruce vulneratum, felle et aceto potatum: te deprecor, ut vulnera tua sint remedium animae meae.

Ô Seigneur Jésus-Christ, je t’adore, toi qui as été blessé sur la croix, à qui l’on a donné à boire du fiel et du vinaigre: je t’implore de faire en sorte que tes blessures soient le remède de mon âme.

9. Canzona Quarti Toni a 15, Sacrae Symphoniae, 1597, 15-part Ricercar, 3 choeurs instrumentaux; 3 flûtes à bec, 2 hautbois, cor anglais, 2 clarinettes, clarinette basse, 3 bassons, contrebasson, cor, alto, viole de gambe ténor, viole de gambe basse, 3 orgues (clavier de positif)


10. Inclina Domine, Concerti, 1587, choeur à 6 voix, avec 3 flûtes à bec, basson, alto, viole de gambe basse


Inclina, Domine, aurem tuam, et exaudi me: quoniam inops et pauper sum ego, custodi animam meam, quoniam sanctus sum; salvum fac servum tuum Deus meus, speramus in te.

Prête l'oreille, Seigneur, et écoute-moi, car je suis pauvre et dans le besoin; protège mon âme, car je suis saint; sauve ton serviteur, mon Dieu; nous espérons en toi.