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Felix MENDELSSOHN
Le Songe d'une nuit d'été, Op. 21 et 3 extraits de l'Op. 61
Orchestre de la Suisse Romande
Ernest ANSERMET
4 au 17 janvier 1960, Victoria Hall, Genève

La musique de scène du Songe d’une nuit d’été de Felix MENDELSSOHN rassemble deux ouvrages écrits à 17 ans d'intervalle.

L'ouverture fut composée en été 1826 - alors que le compositeur n’avait que dix-sept ans - et porte le No d'opus 21. Elle fut donnée en première audition à Stettin (Szczecin) le 20 février 1827 lors d'un concert dirigé par Carl Loewe.

"[...] Cette courte oeuvre devint immédiatement l’une des oeuvres à laquelle on allait désormais identifier Mendelssohn. [...] Avec une souveraineté étonnante, il parvient à créer dans cette première ouverture (de concert) une nouvelle sonorité orchestrale dont la légèreté «elfique» constitue une transposition qui correspond parfaitement à la pièce de Shakespeare. Mendelssohn soulignera l’importance considérable de l’inspi­ration suscitée par la pièce (dans la traduction d’August Wilhelm von Schlegel): «Ce que j’ai fait en tant que compositeur, j’aurais pu le faire auparavant. Mais je n’avais encore jamais eu un tel sujet en tant que source de ma fantaisie. Cela a constitué une source d’inspiration et cette inspiration a été heureuse.»

En 1843, à la demande du Roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV, Felix Mendelssohn - alors chef d'orchestre du Gewandhaus de Leipzig et directeur du conservatoire de cette ville - composa une musique de scène plus complète destinée à accompagner la comédie de William Shakespeare «A Midsummer Night’s Dream» lors des représen­ta­tions pour l'anniversaire du Roi. À l'ouverture déjà écrite, succédèrent une dizaine d'épisodes, dont 2 font intervenir la voix (soprano et alto), ainsi qu'un choeur. La première audition fut donnée le 14 octobre 1843 à Berlin, Palais de Potsdam, sous la direction du compositeur.
[...]" cité des notes de Horst A. Scholz publiées en 2015 dans le livret du CD BIS Records BIS-2166.

De cette dizaine de pièces, trois sont devenues très populaires, aussi bien au concert qu'au disque: le Scherzo, le Nocturne et la Marche nuptiale.

Le Scherzo enjoué et animé, avec son écriture vive, dominée par des vents qui jacassent et des cordes qui dansent, sert d'intermezzo entre les premier et second actes. Le Scherzo mène directement au premier mélodrame, un passage de texte parlé sur la musique.

Le Nocturne est joué lorsque le rideau tombe sur l’Acte III et prépare l’entrée de Titania (la reine des fées, épouse d'Obéron) au début de l’acte suivant. Cette “musique de nuit“ accompagne le sommeil des deux amants - Hermia et Lysandre - avant que Puck ne se serve de son philtre d’amour. À la fin du morceau, Titania, Bottom et Oberon (invisibles) font leur entrée. L'effet étrange et exotique de la partition et de l'harmonie dans les accords finaux fait sans doute référence à l'intervention d'un élément surnaturel à ce moment de la pièce. C'est une page sensuelle, dominée par une mélopée des cors, l'orchestre enlaçant les amants dans de longues phrases langoureuses aux cordes. L'orchestration est chatoyante, un chant à la fois hypnotique et érotisant.

La Marche nuptiale, encore plus célèbre hors de son contexte dans la pièce, constitue l'introduction du dernier acte. Elle célèbre le triple mariage d'Hermia et Lysandre, d'Hélène et Démétrius, et de Thésée et Hippolyta. Le rideau est censé se lever après le deuxième trio de la marche. Aussi éculé que soit ce morceau – sans que cela soit de sa faute, et tout comme la Marche nuptiale du Lohengrin de Wagner – il est in­dénia­ble­ment efficace lorsqu'on l'écoute avec le reste de la musique composée par Mendelssohn pour cette pièce de Shakespeare, la plus magique de toutes.

Les deux oeuvres publiées sur ce disque Decca London CS 6186 furent enregistrées du 4 au 17 janvier 1960, dans le Victoria Hall de Genève, Ernest ANSERMET dirigeant “son“ Orchestre de la Suisse Romande.
Au recto de ce disque Decca London CS 6186:

Felix Mendelssohn, Le Songe d'une nuit d'été, Op. 21 et 3 extraits de l'Op. 61, Orchestre de la Suisse Romande, Ernest Ansermet, 4 au 17 janvier 1960, Victoria Hall, Genève

        1. Ouverture                  11:53 (-> 11:53)
        2. Scherzo                    04:41 (-> 16:34)
        3. Nocturne                   06:32 (-> 23:06)
        4. Marche nuptiale            04:56 (-> 28:02)

Provenance: Decca London CS 6186

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En écoute comme fichier mp3 320 kbps

1. Ouverture


2. Scherzo



3. Nocturne


4. Marche nuptiale