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Ludwig van BEETHOVEN
Concerto pour piano en sol majeur No 4, op. 58
Clara HASKIL, piano
Orchestre Radio-Beromünster
Erich SCHMID
25 janvier 1959, Studio de la Radio, Zurich

Pour une courte présentation de cette oeuvre, voir cette page de mon site.

L'interprétation qui en est proposée ici date du 25 janvier 1959. Clara HASKIL est accompagnée par l'Orchestre Radio-Beromünster placé sous la direction d'Erich SCHMID:

«« L'Orchestre Radio-Beromünster donnera son deuxième concert public en après-midi le 25 janvier au Studio de la Radio de Zurich. La direction est assurée par Erich Schmid, et la soliste est Clara Haskil. Au programme figurent le Concerto brandebourgeois No 3 de Bach, le Concerto pour piano en sol majeur de Beethoven et la Suite Petrouchka de Strawinsky. Ce concert ne sera pas diffusé! »»

Le compte-rendu très intéressant - signé «Rh.» - publié dans la «Neue Zürcher Zei­tung» du 30 janvier suivant, en page 6:

«« Chronique des concerts - Orchestre Radio-Beromünster

Rh. Le choix du studio de Zurich comme lieu des concerts publics de l'après-midi de l'Orchestre Radio-Beromünster s'explique sans doute avant tout par la volonté de faire participer directement le public au travail de fonctionnement de la chaîne. C’est certes très utile et louable, même si – comme on l’a clairement constaté le 25 janvier – la salle de studio, tout à fait adaptée à la diffusion, ne fonctionne pas toujours comme une salle de concert idéale.

Ainsi, lors de ce concert dirigé avec une grande maîtrise artistique par Erich Schmid, les trois groupes de cordes en contrepoint du 3e Concerto brandebourgeois de J.S. Bach se confondaient souvent de manière trop dense dans leurs lignes mélodiques, et dans la suite «Petrouchka» de Stravinsky, le son global de l’orchestre dépassait parfois con­si­dé­ra­ble­ment les dimensions acoustiques de la salle d’enregistrement lors des scènes tu­mul­tueuses de la fête foraine.

Dans le concerto de Bach, il aurait fallu absolument préciser, pour le mouvement central présenté comme une cadence de clavecin entièrement composée, que cet interlude ne provenait pas de Bach. Bach n’a noté à cet endroit que deux puissants accords de cordes en guise de préparation phrygienne au finale; s’il avait voulu un grand solo de clavecin, il aurait également donné une indication en ce sens. Malgré toute l’admiration que nous portons à la maîtrise artistique de ce mouvement ajouté, nous avons trouvé ce passage, dans sa conception même, en décalage avec le style de l’oeuvre.

La prestation de Clara Haskil en tant que soliste du Concerto en sol majeur de Bee­thoven n’a pas non plus été tout à fait positive dans la salle d’enregistrement: on pouvait certes apprécier en toute intimité le jeu inspiré de la grande pianiste, mais il manquait cette extase céleste qui caractérise son interprétation des cantilènes de ce concerto dans les grandes salles; dans le rondo final, son jeu était d'ailleurs entaché d'une certaine nervosité.

L'orchestre de la radio, en excellente forme, a fourni un bon accompagnement et - particulièrement dans l'oeuvre de Strawinsky - s'est distingué par sa brillance sonore et rythmique. »»

Erich SCHMID et Clara HASKIL
Erich SCHMID et Clara HASKIL
Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano en sol majeur No 4, op. 58, Clara Haskil, piano, Orchestre Radio-Beromünster, Erich Schmid, 25 janvier 1959, Studio de la Radio, Zurich

        1. Allegro moderato                 18:38 (-> 18:38)
        2. Andante con moto                 05:13 (-> 23:51)
        3. Rondo: Vivace                    10:36 (-> 34:27)

Provenance: Radiodiffusion

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1. Allegro moderato
2. Andante con moto
3. Rondo: Vivace