Mise à disposition du contenu de mes pages selon les termes de la «Licence Creative Commons Attribution» *** Pas d´Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International (CC BY-NC-ND 4.0) *** *** NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International (CC BY-NC-ND 4.0) ***
Mise à disposition du contenu de mes pages selon les termes de la «Licence Creative Commons Attribution» *** Pas d´Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International (CC BY-NC-ND 4.0) *** *** NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International (CC BY-NC-ND 4.0) ***
Veuillez cliquer ici pour accéder à mon RSS FEED
Veuillez cliquer ici pour m´envoyer un message avec vos remarques!
Haut de page
Retour sur la page d´accueil de mon site - OUVRE UNE NOUVELLE FENÊTRE)

Charles KOECHLIN
Symphonie No 1, Op. 57bis
Orchestre Philharmonique de la RTF
Manuel ROSENTHAL

D'après les documents conservés à la Bibliothèque Nationale de France, Charles KOECHLIN commença de composer son opus 57 le 25 juin 1915, par des esquisses du premier mouvement. Le scherzo fut terminé en septembre 1916. Les brouillons du finale sont toutefois datés du 28 août 1909 au 1er août 1915. Puis, recopiant au net le quatuor, Koechlin révisa une dernière fois l’ensemble entre le 1er et le 2 août 1921.

Cité des notes de Ludovic FLORIN publiées sur cette page du site lydiajardon.com:

"[...] Jamais officiellement créé, l’opus 57 (devenu Première symphonie op.57 bis après orchestration en 1927) est une oeuvre apparemment expérimentale, des recherches spécifiques se greffant à chaque mouvement. Dans cette perspective, le premier mouvement serait une étude d’harmonies sans véritable thème, présentée sous la forme d’arpèges aux couleurs changeantes, d’une pensée profondément originale dans le panorama musical de son époque. Depuis l’Adagio initial, le tempo ne cesse de ralentir, dans une esthétique étale du temps proche des Heures persanes op.65 contemporaines (1916-19). Loin de tout exotisme, cette temporalité, que Koechlin a sûrement perçue lors de ces voyages en Orient, est partie intégrante de son langage.

Un autre temps, haché cette fois, apparaît dans le Scherzo qui suit en une étude rythmique aux appuis toujours différents. Il s’agit d’un jeu au sens fort du terme, par l’emploi, entre autres, d’une métrique à 11/8 encore assez insolite en 1916. Après un passage central plus posé (en 6/8), l’énergie liminaire reprend de plus belle en une écriture déjà proche de sa future conception orchestrale.

Le mouvement lent est une étude de variations mélodiques sur un ostinato de croches. Il s’en dégage quelque chose d’immuable, par son écriture simple sans indigence, parfois proche du choral.

Le finale est le mouvement le plus développé des trois quatuors, avec pas moins de 335 mesures (dont certaines à 15 temps!). Transcendant l’étude, il s’agit là d’une magistrale démonstration fuguée sans forfanterie, sentiment étranger à la personnalité de Koechlin. Possédant un goût marqué pour cette forme d’écriture, elle laisse transparaître l’admiration que ce parisien d’origine alsacienne portait à la musique des grands maîtres d’Outre-Rhin, et notamment sa véritable idolâtrie pour Bach. Les cordes s’y comportent en véritable orchestre avec leurs doubles et triples cordes, et d’incessantes recherches de combinaisons sonores. Le premier thème, franc et marqué, qui sert de sujet à la fugue, est bientôt superposé à son contre-sujet. S’ensuit un travail conséquent d’imitation. Toutefois, à certains endroits, Koechlin semble dérégler volontairement une mécanique qui lui semblait peut-être trop bien huilée. Et ce, au sein d’une polytonalité plus ou moins latente des plus réussie. Ailleurs, il imprime au déroulement un aspect volontairement archaïsant par de brusques changements de tonalités soulignés par les quintes à vide du violoncelle. Soudain, un Andante contraste avec son paisible ut majeur. Il précède la reprise d’une musique dominée par un «désordre organisé». Véritable centre du mouvement, ce sommet chaotique est finalement projeté vers une soudaine illumination, en un mi majeur flamboyant. Peu à peu, par vagues, tout s’apaise pour laisser l’auditeur dans l’ébahissement de ce quart d’heure d’écoute intense. C’est que Koechlin ne faisait aucune concession quant à la réalisation de ses rêves d’artiste puisque sa musique est «à la fois développée et intérieure, ces passages-là étant pour des gens peu pressés et capables de suivre avec attention et sympathie une assez longue évolution de sentiments», comme il le soulignait lui-même dans une lettre du 20 décembre 1932.
[...]"



Charles KOECHLIN, 1918-1919, Manuel ROSENTHAL, 1962
Charles KOECHLIN, 1918-1919, Manuel ROSENTHAL, 1962
L'enregistrement qui vous en est proposé ici fut fait en concert le 4 mars 1958 par l'Orchestre Philharmonique de la RTF sous la direction de Manuel ROSENTHAL. Il a hélas subit quelques dommages qui ne peuvent être réparés.

Charles Koechlin, Symphonie No 1, Op. 57bis (version orchestrale du Second Quatuor à cordes op. 57), Orchestre Philharmonique de la RTF, Manuel Rosenthal, 4 mars 1958

   1. Adagio                           14:52 (-> 14:52)
   2. Scherzo. Allegro con fuoco       08:50 (-> 23:42)
   3. Quasi adagio                     04:27 (-> 28:09)
   4. Finale. Allegro moderato         15:26 (-> 43:35)

Provenance: Radiodiffusion

Un enregistrement que que vous pouvez obtenir ...

4 fichier(s) FLAC et 1 fichier PDF dans 1 fichier ZIP


En écoute comme fichier mp3 320 kbps

1. Adagio
2. Scherzo. Allegro con fuoco
3. Quasi adagio
4. Finale. Allegro moderato