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Joseph HAYDN
Symphonie no 53 en ré majeur, dite „L'impériale
Orchestre de Chambre de Radio France
Pierre Michel LE CONTE
31 octobre 1975
Grand Auditorium 104 de la Maison de la Radio

Joseph Haydn commença de composer cette symphonie entre mai 1778 et octobre 1779 - il était alors au service du prince Nicolas Ier Joseph Esterházy. Il la modifia plusieurs fois entre 1777 et 1780: le finale fut d'abord écrit en 1777, puis remplacé en 1780 par un nouveau finale, avec l'ajout au premier mouvement d'une introduction lente. C'est pourquoi on dénombre pas moins de sept versions de cette symphonie (*) - avec quatre finales différents, dont seulement deux sont certainement de Joseph Haydn.

En 1777/78, Joseph Haydn avait utilisé pour la première version du finale une ouverture composée l'année précédente (Hob Ia:7, peut-être destinée à un opéra pour marionettes (**)), bien que ceci soit controversé. Il la réutilisa en 1780 pour le premier mouvement de sa Symphonie No 62 et de ce fait écrivit un nouveau finale pour la No 53 („Capriccio“) - alors que la version de 1777/78 était déja en circulation.

Du vivant de Haydn, cette symphonie fut l'une de ses plus célèbres - il en existe même une transcription pour piano attribuée à Jean Chrétien Bach. Mais c'est aussi l'une des symphonies qui a donné le plus de fil à retordre aux musicologues, car il n'en existe plus de manuscript de la main de Haydn.

(*) "[...] Anthony van Hoboken listete weiland sage und schreibe sieben verschiedene Fassungen des Werkes auf, das überdies schon 1782/83 als Klavierstück sowie in einem Arrangement für Klaviertrio auf dem Londoner und Pariser Musikalienmarkt erschien[...]" Eckhardt van den Hoogen

(**) "[...] als Schlusssatz wählte er zunächst eine bereits vorhandene Ouvertüre (Hob. Ia: 7), die denkbarerweise zu einem verschollenen Marionettenspiel gehörte, jedenfalls aber eine Überleitung enthielt, mit der beim ursprünglichen Einsatz des Stückes in den Anfang der Handlung eingeführt wurde. Diese Passage hat Haydn kurzerhand gestrichen, und fertig war das provisorische Final [...]" Eckhardt van den Hoogen

Au 19e siècle, cette symphonie reçut le surmon „L'Impériale“, pour des raisons non élucidées. Peut-être vient-il du climat très majestueux de l'introduction lente sur laquelle l'oeuvre s'ouvre? D'autre pensent qu'il provient du fait qu'elle fut jouée dans un concert pour la Cour Impériale lors d'une réception officielle de la famille Esterházy.

Son premier mouvement débute par une introduction lente, majestueuse, un Largo maestoso sombre. Le corps principal du mouvement, le gai Allegro vivace construit selon la forme sonate, offre un contraste saisissant. Rempli d'inventivité lyrique, c'est l'une des créations les plus séduisantes de Haydn.

Le mouvement lent, un Andante, est gracieux et plutôt mélancolique. Il se compose d'une serie de variations et - a-t-on suggéré - devait s'adapter opportunément aux ver­sets du jour, apparaissant dans de nombreuses versions en chansons.

Il en va de même pour le Menuetto qui suit. Avec ce mouvement folklorique plein d'en­train, nous arrivons à un autre épisode de danse inimitable du compositeur. Il présente l'ori­gi­na­lité de n'utiliser dans son trio que la flûte solo et les cordes.

Le gai Presto du dernier mouvement se déroule certes à un rythme soutenu, est tou­te­fois plein d'arrêts et de départs remarquables ainsi que de contrastes dynamiques aigus - dont la fonction, a-t-on suggéré, était de déconcerter les personnes assoupies dans l'au­di­toire. Quel que soit le but de cet artifice, il contribue admirablement à renforcer l'effet joyeux général.

Pour une excellente analyse très détaillée rédigée par Christopher Howell en 2026 voir cette page en anglais du site musicwebinternational.

L'interprétation qui en est proposée ici provient d'un concert donné le 31 octobre 1975 dans le Grand Auditorium 104 de la Maison de la Radio à Paris, Pierre Michel LE CONTE dirigeant l'Orchestre de Chambre de Radio France, qui fut diffusé en direct sur France Musique:

Montage d'extraits de la revue Radio Je Vois Tout du 23 octobre 1975, page 87
Programme du concert du 31 octobre 1975 tel que diffusé en direct sur France Musique
Montage d'extraits de la revue Radio Je Vois Tout du 23 octobre précédent, en page 87
L'interprétation de la symphonie de Haydn jouée en ouverture du concert:

Pierre-Michel LE CONTE lors du concert d'ouverture du Centre Pompidou de Paris donné le 31 janvier 1977, une photo de Pierre Joly et Véra Cardot
Pierre-Michel LE CONTE lors du concert d'ouverture du Centre Pompidou de Paris
donné le 31 janvier 1977, une photo de Pierre Joly et Véra Cardot
Joseph Haydn, Symphonie no 53 en ré majeur, dite „L'impériale“, Orchestre de Cham­bre de Radio France, Pierre Michel Le Conte, 31 octobre 1975, Grand Auditorium 104 de la Maison de la Radio

        1. Largo maestoso – Vivace               06:15 (-> 06:15)
        2. Andante                               05:05 (-> 11:20)
        3. Menuetto & Trio                       04:07 (-> 15:27)
        4. Finale: Presto (version B)            04:34 (-> 20:01)

Provenance: Radiodiffusion

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En écoute comme fichier mp3 320 kbps

1. Largo maestoso – Vivace


2. Andante


3. Menuetto & Trio


4. Finale: Presto (version B)