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Antonín DVOŘÁK
Concerto pour violon et orchestre op. 53, B 96
Nathan MILSTEIN, violon
Orchestre Symphonique de Cologne
(Orchestre du Gürzenich)
Paul KLETZKI
14 septembre 1956, Salle du Pavillon, Montreux

Le programme général du 11e Septembre Musical de Montreux 1956:

Le 4e concert du 14 septembre fut donc donné par l'Orchestre Symphonique de Cologne (Orchestre du Gürzenich) placé sous la direction de Paul KLETZKI, avec Nathan MIL­STEIN en soliste. Au programme:

Cité du compte-rendu de Hermann LANG publié le 18 septembre suivant dans la Nouvelle Revue de Lausanne en page-10:

"[...] Septembre musical de Montreux - Paul KLECKI - Nathan MILSTEIN - L’Orchestre de Cologne

Le geste ample, plein de mâle autorité et de séduction à la fois, sauvegardant à merveille la grande ligne architecturale, sachant magnifier les grandes coulées mélodiques, amoureux des sonorités bien équilibrées, un peu théâtral à l'occasion, Paul Klecki est l'un des grands chefs dont la plastique, l'art des attitudes agissent puissamment sur l'auditoire. Il fait penser à Arthur Nikisch des bonnes années.

D'autres grands chefs ont plus de mystère et vous plongent dans les impressionnantes cavernes du subconscient. Le seul reproche que l'on puisse faire à Paul Klecki c'est de souligner certaines banalités plébéiennes dans un accès de générosité; il s'en trouve dans le Concerto de violon d'Anton Dvorak. Ce sont là faiblesses de grand tribun. Paul Klecki démêla superbement l'écheveau polyphonique de la IIe Symphonie pour cordes d'Arthur Honegger qui, plus que tout ouvrage né pendant la dernière guerre, est la vivante illustration sonore de la parole de Winston Churchill: „... de la sueur, du sang, des larmes...“.

Fidèle à l'impulsion puissante et passionnée du chef , l'Orchestre de Cologne traduisit d'âpre et dramatique façon l'atmosphère lourde, lancinante de l'ouvrage qui, peu à peu, s'allégea, s'anima dans une poussée irrésistible, jusqu'au triomphe symbolisé par le choral “Marseillaise“ du final souligné par l'éclat de la trompette.

À la demande de Paul Klecki, l'assemblée s'était levée pour rendre hommage au grand musicien décédé l'hiver passé.

Fidèle à la conception des chefs romantiques, Paul Klecki fit chanter la 7e Symphonie en la majeur de Beethoven dans sa truculente ardeur et y remporta le plus vif succès. Cette conception diffère de celle de Toscanini, notamment dans le Trio en ré majeur que Klecki se garde de précipiter et laisse s'éployer dans son bel arc sonore.

Grâce à la prestigieuse technique du violoniste Nathan Milstein, soliste du concert, à son rythme mordant, plein de feu, grâce à l'accompagnement haut en couleurs de l'orchestre, le Concerto de violon d'Anton Dvorak connut un sort également glorieux. De tous les concertos de violon, de piano etc., du siècle écoulé, c'est celui dont l'inspiration est la plus populaire. Aucun compositeur plus que Dvorak n'a associé son peuple à la glorification de son art. Il vous promène sur la place publique, dans la rue, à la campagne, vous fait assister aux rondes des ménétriers, vous fait entrer dans l'église. Cette sincérité d'une généreuse saveur accuse cependant des moments de faiblesse et tombe parfois dans la doucereuse sentimentalité, à la façon de Tchaikowsky.

Acclamé frénétiquement, Nathan Milstein joua, en bis, de façon étourdissante, l'un des plus stupéfiants Caprices de Paganini, celui dont le thème fournit à Brahms l'occasion de célèbres variations pour piano, celui que Blacher, musicien allemand contemporain utilisa également dans l'une de ses compositions.
[...]"

Voir cette page de mon site pour une courte présentation de l'oeuvre d'Antonín Dvořák.

Deux des oeuvres de ce concert furent diffusées en différé par la Radio Suisse Romande sur son émetteur de Sottens:

Au début de cette diffusion en différe:

Antonín Dvořák, Concerto pour violon et orchestre op. 53, B 96, Nathan Milstein, violon, Orchestre Symphonique de Cologne (Orchestre du Gürzenich), Paul Kletzki, 14 sep­tem­bre 1956, Salle du Pavillon, Montreux

        1. Allegro ma non troppo                              (-> 10:23)
        2. Adagio ma non troppo                         20:20 (-> 20:20)
        3. Finale: Allegro giocoso ma non troppo        09:52 (-> 29:52)

Provenance: Radiodiffusion

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En écoute comme fichier mp3 320 kbps

1. Allegro ma non troppo, 2. Adagio ma non troppo


3. Finale: Allegro giocoso ma non troppo