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Recto de la pochette du disque Erato EFM 8084
Vo de la pochette du disque Erato EFM 8084
Étiquette recto du disque Erato EFM 8084
Étiquette verso du disque Erato EFM 8084

Gioacchino ROSSINI
Quatuor No 4 en si bémol majeur
Jean-Pierre RAMPAL, flûte, Jacques LANCELOT, clarinette
Gilbert COURSIER, cor, Paul HONGNE, basson
20 et 21 février 1963, Studio Hoche, Paris

À propos des quatuors à vent de Gioacchino Rossini, cité des notes de Frédéric ROBERT publiées en 1963 au verso de la pochette des disques Erato LDE 3258 et STE 50158:

"[...] Rossini déclara un jour que de toute son oeuvre, il ne resterait que „Le Barbier de Séville“ et „Guillaume Tell“. Il ne se trompait guère. Il fallut attendre quelques reprises, quelques enregistrements récents pour que nous soient révélées les beautés insoupçonnées d'autres opéras ou opéras-comiques dont seules les ouvertures nous rappelaient de temps en temps l'existence: „Sémiramis“, „L'Italienne à Alger“, „L'Échelle de Soie“, „Il Signor Bruschino“...

Quant aux nombreuses compositions vocales, instrumentales et religieuses, elles furent aussi longtemps tenues, selon un préjugé hélas fort répandu - de nos jours surtout! - pour inexistantes parce que mineures. La plupart avaient été éditées seulement après la mort de Rossini. C'est tout récemment encore que la fondation Rossini de Pesaro en a entrepris une nouvelle publication systématique et scientifique.

On est frappé tout d’abord par l’abondance de cette production. Ensuite par ses qualités d’écriture. Ce qui prouve combien Rossini, porté avant tout vers le théâtre par son tempérament et par les circonstances, excellait dans l’ariette, le piano ou la musique de chambre. En nombre impressionnant, les oeuvres écrites entre 1828 — date de Guillaume Tell — et 1868 - année de la mort du compositeur — constitueraient à elles seules un catalogue honorable et enviable. Elles suffiraient également à détruire une bonne fois pour toute cette légende tenace d'une prétendue retraite dans laquelle Rossini, couvert d'or et de gloire, se serait confiné avant de disparaître.

Nous conviendrons avec Lionel Dauriac que les thèmes de Rossini sont toujours d’essence vocale. Cela n’empêchait nullement Rossini de manier les instruments avec autant de science, d’esprit et de dextérité que les voix. Ne s'est-il pas essayé d'abord, comme certains de ses compatriotes tels Donizetti ou Bellini, à la littérature instrumentale avant d'aborder la scène. Et n’avouait-il pas lui-même qu’il avait réellement appris à écrire la musique en copiant les parties extrêmes des Quatuors de Haydn et de Mozart et en s’efforçant d’en reconstituer les voix intermédiaires? Qu'on se rappelle le brio des ouvertures de Rossini, leurs inimitables crescendos que le firent surnommer par ses contemporains «il signor vacarmi» - «Monsieur Vacarme»! (On en trouvera d'ailleurs une préfiguration dans un de ces quatuors). Mais qu'on se souvienne également de l'orchestration brillante de ces mêmes ouvertures, des interventions de vents si opportunes comme celle, irrévérencieuse et narquois, de hautbois dans „L'Échelle de Soie“ et celle, inégalement pastorale, du cor anglais dans „Guillaume Tell“ deux ans avant la «Scène aux champs» de la «Symphonie Fantastique».

De ses quatre Quatuors à vents, seul le sixième est original et date de 1812. Il en existe plusieurs copies dont une conservée à la Bibliothèque de Conservatoire de Paris. Les autres sont des transcriptions de sonates à quatre écrites à Ravenne en 1804 à l'intention d'un contrebassiste «ami et mécène» - ainsi Rossini le surnomme-t-il dans sa dédicae - Agostino Trossi. Leur manuscrit original a été retrouvé au début de ce siècle par Alfredo Casella à la Library of Congress de Washington. Leur formation sinolite était la suivante: deux violons, violoncelle et contrebasse. Ces transcriptions sont-elles dues à Rossini ou à un arangeur? Nous pencherions plutôt avec Bonnacorsi pour la duesicème hypothèse en admettant, comme ce préfacier, que dans l'esprit de Rossini la contrabasse, à laquelle il confiait des traits acrobatiques, devait évoquer la basse bouffe mieux qu'aucun autre instrument. L'esprit de l'opéra bouffe est donc présent dans maintes pages de ces sonates. Mais la leçon de Haydn et de Mozart dans l'écriture y a porté d'excellents fruits. En raison de ses fréquentations assidues avec les chefs-d’oeuvre de ces deux maîtres autrichiens, Rossini avait été surnommé par ses compatriotes: “Il Tedesco” — “l’Allemand”. Et cependant il sut rester foncièrement Italien,dans l’esprit certes, mais également dans la construction. Rien de plus étranger à l'art de Haydn ou de Monzart que la coupe binaire de l'ouverture à l'italienne où un divertissement fait suite à l'exposition du thème et précède sa reprise.

Une telle forme n'exige pas des capacités d'architecture exceptionelles. Elle met davantage à l'épreuve les donc d'invention mélodique. Et cela d'autant plus que l'écriture relève d'un bout à l'autre de la mélodie accompagnée avec de temps en temps quelques limitations d'ailleurs très bien troussées. Ne sous-entendons pas que le premier instrument, comme dans certains quatuors du XVIIe siècle, règne d'un bout à l'autre en tyran sur ces coéquipiers. On s'en rendra bien compte en écoutant briller tour à tour la flûte, la clarinnette, le cor ou le basson. Et on s'accomodera d'autant mieux de tels changements que les timbres de ces instruments sont forcément plus différenciés. Et la mélodie rossinienne — déjà si rossinienne! — chante avec cette facilité étonnante que tant de ses contemporains lui enviaient. “Je n’ai pas la facilité mélodique du papa Rossini”, soupirera encore Chabrier après la mort du maître italien. Mais Rossini avait déjà un esprit bien proche de celui de l’auteur de la Joyeuse Marche. Et cet esprit particulier avant de s'étaler au grand jour dans les ensembles étourdissants du „Barbier“ ou dans les étonnates pochades voxales ou pianistiques aux titres légèrement frondeurs - «Caprice offenbachique» - pointait déjà dans les rondes de ces sonates et dans un mouvement descriptif: l'orage se prenant infiniment moins au sérieux que ceux du „Barbier“ ou de „Guillaume Tell“.

De l’entrain, de la bonne humeur, un moment voilée mais vite reconquise par un sourire caustique, tout cela traduit avec un évident savoir-faire, voilà bien, dans les meilleures pages de ces essais juvéniles, tout l’arsenal — ou peu s’en faut! — avec lequel Rossini conquerra sous peu une gloire universelle.
[...]"

Sur ce disque sont réunis quatre des membres du Quintette à Vent Français:


Quintette à Vent Français: de gauche à droite Pierre PIERLOT (hautbois),
Jean-Pierre RAMPAL (flûte), Jacques LANCELOT (clarinette),
Gilbert COURSIER (cor) et Paul HONGNE (basson)

Étiquette recto du disque Erato EFM 8084
Au début de la première face du disque...
Gioacchino Rossini, Quatuor No 4 en si bémol majeur pour flûte, clarinette, cor et basson, Jean-Pierre Rampal, flûte, Jacques Lancelot, clarinette, Gilbert Coursier, cor, Paul Hongne, basson, 20 et 21 février 1963, Studio 9 Avenue Hoche, Paris

   1. Allegro              06:43 (-> 06:43)
   2. Andante              04:01 (-> 10:44)
   3. Rondo                02:29 (-> 13:13)

Provenance: Erato EFM 8084

que vous pouvez obtenir en...

pour un téléchargement libre

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En écoute comme fichier mp3 320 kbps

1. Allegro
2. Andante
3. Rondo