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Édouard LALO
Rapsodie pour orchestre, dite „norvégienne
Orchestre de la Suisse Romande
Ernest ANSERMET
16 et 18 au 20 octobre 1966, Victoria Hall, Genève

Édouard Lalo dédia sa Rapsodie pour orchestre, dite norvégienne, à Édouard Colonne. Écrite en 1879 et bien que se présentant comme une oeuvre orchestrale autonome, elle est en fait liée à la „Fantaisie norvégienne“ pour violon et orchestre (composée une année auparavant) dont il arrangea quelques extraits dans sa “nouvelle“ oeuvre. Sa Rapsodie permet une fois de plus de constater qu'il possédait un tempérament tout à fait indomptable; elle nous donne en même temps une idée de la subtilité avec laquelle Édouard Lalo était capable d'insérer dans ses partitions les musiques d'autres oeuvres; elle constitue un témoignage remarquable de l'intérêt de Lalo pour les couleurs nationales et les mélodies populaires. Elle n'est pas souvent jouée, étant éclipsée par ses autres oeuvres.

La Rapsodie pour orchestre s’inspire de cinq thèmes folkloriques notés par le violoniste Pablo de Sarasate lors d’une tournée en Scandinavie, ce qui explique pourquoi elle fut d’abord composée pour violon solo. Édouard Lalo la réécrivit ensuite pour orchestre, supprimant la partie soliste, et c’est sous cette forme purement orchestrale qu’elle fut présentée aux Concerts Colonne le 16 octobre 1879, sous le patronage de son dédicataire, Édouard Colonne, Président de l'Union Artistique de Paris.

De nombreux auditeurs éprouveront une sorte de sentiment de déjà-vu en entendant le Presto final. Outre le fait qu’elle semble davantage relever du flamenco stylisé que de quoi que ce soit de typiquement norvégien, on peut parier que bon nombre de personnes diront, en substance: „Ah, c’est donc ça!“ — ce genre de mélodie entraînante que l’on entend si souvent à la radio et dont on ne parvient souvent pas à identifier le titre...

Recto de la pochette du disque Decca LONDON CS 6536
Recto de la pochette du disque Decca LONDON CS 6536
Dans des sessions qui durèrent du 17 au 20 octobre 1966, bien entendu dans le Victoria Hall de Genève, Ernest ANSERMET et l'Orchestre de la Suisse Romande en­re­gis­trè­rent ce choix de pièces d'Édouard LALO:

Extrait du verso de la pochette du disque Decca LONDON CS 6536
Extrait du verso de la pochette du disque Decca LONDON CS 6536
Voir cette page de mon site pour plus de précisions.

Le premier mouvement de la Rapsodie pour orchestre - Andantino – Allegretto - expose les principaux thèmes populaires dans une atmosphère tour à tour contemplative et dansante. Les mélodies sont traitées avec beaucoup de liberté: Lalo ne cherche pas l'authenticité ethnographique mais plutôt la suggestion poétique d'un paysage nor­di­que.

Le second mouvement - Presto - est beaucoup plus animé. Son caractère de danse, ses rythmes incisifs et son orchestration brillante conduisent à une conclusion par­ti­cu­liè­rement énergique.

Étiquette verso du disque Decca London CS 6536
Étiquette versoo du disque Decca London CS 6536
Édouard Lalo, Rapsodie pour orchestre, dite „norvégienne“, Orchestre de la Suisse Ro­man­de, Ernest Ansermet, 16 et 18 au 20 octobre 1966, Victoria Hall, Genèv

        1. Andantino - Allegretto             06:21 (-> 06:21)
        2. Presto                             05:29 (-> 11:50)

Provenance: Decca LONDON CS 6536

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En écoute comme fichier mp3 320 kbps

1. Andantino - Allegretto


2. Presto