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Felix MENDELSSOHN
Ouverture de concert «La Belle Mélusine», MWV P12
Orchestre de la Suisse Romande
Ernest ANSERMET
18, 21 et 23 novembre 1964, Victoria Hall, Genève

Une courte présentation de cette ouverture, publiée au verso de la pochette du disque MMS-148 dans son édition française -avec l'enregistrement fait en 1949 par Fritz Busch dirigeant l'Orchestre Symphonique de la Ville de Winterthur:

"[...] Parmi les musiciens compagnons de Schumann, Félix Mendelssohn lui fut toujours le plus proche, en esprit comme en amitié. Ce fut Mendelssohn qui dirigea la première exécution de la Première Symphonie à Leipzig, le 31 mars 1841, ainsi d'ailleurs que nombre d'autres oeuvres de Schumann. Mendelssohn avait composé son ouverture «Die schöne Melusine» huit ans plus tôt, en 1833, d’après une ancienne légende allemande que l’on retrouve aussi dans une histoire de Tieck. Elle dit l’histoire de la ravissante Mélusine, qui avait épousé le chevalier Lusignan sur promesse de la laisser seule certains jours de l’année. Lusignan découvre la raison de cette étrange requête: Mélusine, pendant ces jours-là, est transformée en Ondine, châtiment qui lui fut imposé parce qu’elle tua son père. Comme dans Lohengrin, le fait que Lusignan ait connaissance du secret porte la condamnation de leur amour, et le couple doit se séparer à jamais.

Comme deux autres ouvertures de Mendelssohn qui ont trait à la mer, «La Belle Mélusine» (appelée à l’origine «L’Ondine et le Chevalier») met l’accent sur des rythmes évoquant de vastes étendues d’eau, dans une atmosphère de tempête ou de calme. Le thème du début, dont on a dit qu’il représente Mélusine elle-même, a été souvent comparé au grand motif du Rhin de Wagner, qui lui ressemble. Après avoir longuement développé ce thème, le compositeur introduit un nouveau motif. C’est, naturellement, celui du fier Lusignan. On entend un troisième épisode, lyrique celui-là. Alors seulement commence le développement véritable de l’oeuvre, qui se continue longuement. Mais, comme Schumann disait de cette oeuvre: «La musique exprime bien mieux que les mots la vie dans ses profondeurs et ses complexités, et c’est pourquoi cette ouverture... est bien meilleure que la description que j’en fais». [...]

Recto de la pochette du disque London CS 6436, avec “Agostina L'Italienne” de Jean-Baptiste-Camille Corot, 1866
Recto de la pochette du disque London CS 6436
avec “Agostina L'Italienne” de Jean-Baptiste-Camille Corot, 1866
Ernest ANSERMET enregistra ce disque consacré à Felix Mendelssohn en 1964, bien entendu avec son Orchestre de la Suisse Romande, pour Decca dans le Victoria Hall de Genève.

Les oeuvres suivantes furent enregistrées:

 ➣ Symphonie No 4 en la majeur «Italienne», op. 90 (MWV N 16)

Trois ouvertures:

 ➣ „Les Hébrides“ ou „La Grotte de Fingal“ en si mineur, op. 26 (MWV P 1)

 ➣ „Ruy Blas“ en ut mineur. op. 95 (MWV P 15)

 ➣ „La Belle Mélusine“ en fa majeur, Op. 32 (MWV P 12)

Le tout fut publié en octobre 1965 sur Decca LXT 6166 resp. SXL 6166 (mono resp. stéréo), puis en juin 1966 sur London CM 9436 resp. CS 6436. La restauration proposée sur cette page provient du disque London CS 6436.

Felix Mendelssohn, Ouverture de concert „Das Märchen von der schönen Melusine“ („Le Conte de fées de la belle Mélusine“, ou simplement „La Belle Mélusine“), Op. 32, MWV P12, Orchestre de la Suisse Romande, Ernest Ansermet, 18, 21 et 23 novembre 1964, Victoria Hall, Genève

        Allegro con moto              10:56

Provenance: London CS 6436

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Allegro con moto