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Johannes BRAHMS
Sérénade en la majeur, op. 16
Orchestre de Chambre de Strasbourg
Ernest BOUR
juin 1957 (19e Festival de Strasbourg), Palais des Fêtes

Les deux uniques sérénades de Johannes BRAHMS sont des oeuvres de jeunesse qu'il composa dans la petite principauté de Detmold, en Rhénanie, qui jouissait d'un petit orchestre - et d'une société chorale -, et dans laqueile Brahms passa piusieurs mois par an de 1857 à 1859, donnant des concerts, enseignant et composant.

La Sérénade No 2 en la majeur, op. 16 est, tout comme son oeuvre soeur, la Sérénade No 1, le résultat d'une étude approfondie des sérénades pour instruments à vent de Mozart et des symphonies de Haydn à la fin des années 1850. On remarque l'orientation du compositeur vers la tradition musicale harmonique et les sérénades pour instru­ments à vent de Mozart. Le renforcement par Brahms de la région des basses par des altos et des violoncelles, contrairement à la contrebasse habituelle dans la musique harmonique, est souvent qualifié à tort de “renonciation aux violons“. L'utilisation des cordes graves (Brahms reprendra cette pratique plus tard dans la première partie de son Requiem allemand) confère à l'oeuvre un caractère quelque peu sombre et lugubre.

Cette seconde sérénade est dédiée à Clara Schumann; sa première représentation publique, apparemment pour orchestre complet, fut donnée à Hambourg le 10 février suivant.

En 1875, Johannes Brahms remania l'oeuvre pour piano à quatre mains. La même année, il reprit toutefois la version orchestrale, en l'adaptant pour orchestre de chambre. Cette nouvelle partition comprenait un piccolo, deux flûtes, deux hautbois, deux clarinettes (en la pour les mouvements I, IV et V ; en do pour le mouvement II ; et en si bémol pour le mouvement III), deux bassons, deux cors, des altos, des violoncelles et des contrebasses, les violons, les cuivres et les percussions étant omis.

"[...] La Seconde Sérénade n'a rien d'une symphonie miniature; elle suit plutôt la tradition propre au XVIIIe siècle de Mozart et Haydn, ainsi peut-être que celle des ensembles de musique de chambre élargis qu'illustrent des oeuvres comme le Septuor de Beethoven ou l'Octuor de Schubert. Elle est orchestrée pour dix instruments à vent (le piccolo s'ajoutant dans le finale) et un groupe de cordes formé d'altos, de violoncelles et de contrebasses. En l'absence de violons,l’essentiel du matériau thématique est naturellement confié aux vents.

L'oeuvre débute dans un mouvement doux, et une atmosphère pastorale de plein air s'établit;mais cette simplicité apparente s’enrichit rapidement grâce au goût de Brahms pour le développement, au plaisir qu'il trouve à déployer ses thèmes et à les présenter sous des éclairages différents. Le Scherzo et le Trio sont dans le style de danses rustiques, avec des oppositions espiègles de rythmes. Cantonnées ici dans un rôle essentiellement rythmique, les cordes sont employées de manière beaucoup plus mélodiques dans l'Adagio - l'une des inspirations les plus poétiques de Brahms -, qui projette quelques ombres et atteint par moments une profondeur que l'on n'a pas l'habitude d'associer au genre de la sérénade.

Le quatrième mouvement préfigure les mouvements en forme d'intermezzo des Première et Troisième Symphonies.C'est dans le caractère un menuet plutôt qu'un véritable mouvement de danse, bien qu'il soit dans une mesure à six temps, et non à trois.

La clarté et la bonne humeur prévalent dans le rondo final,construit sur un thème destiné tout spécialement aux cors - qui se taisaient dans le mouvement précédent.
[...]" cité des notes de Andrew HUTH publiées en 2004 dans le livret du CD LSO Live LS00056.

Le jeune Johannes BRAHMS et Ernest BOUR
Le jeune Johannes BRAHMS et Ernest BOUR
L'interprétation de la Sérénade en la majeur, op. 16, de Johannes BRAHMS présentée ici fut enregistrée en juin 1957 au Festival de Strasbourg, Ernest BOUR dirigeant l'Orchestre de Chambre de Strasbourg.

En modeste hommage à la mémoire de Jean François FAUDUET (fomalhaut): cet enregistrement provient de sa collection, qu'il a généreusement mis à la disposition des mélomanes.

Johannes Brahms, Sérénade en la majeur, op. 16, Orchestre de Chambre de Strasbourg, Ernest Bour, juin 1957, Palais des Fêtes, 19e Festival de Strasbourg

        1. Allegro moderato                 09:05 (-> 09:05)
        2. Scherzo. Vivace                  03:00 (-> 12:05)
        3. Adagio non troppo                07:54 (-> 19:59)
        4. Quasi menuetto - Trio            05:02 (-> 25:01)
        5. Rondo - Allegro                  06:07 (-> 31:08)

Provenance: Radiodiffusion

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1. Allegro moderato


2. Scherzo. Vivace


3. Adagio non troppo


4. Quasi menuetto - Trio


5. Rondo - Allegro