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Ludwig van BEETHOVEN
Concerto pour piano No 3 en ut mineur, op. 37
Clara HASKIL, piano
Orchestre Symphonique de Boston
Charles MUENCH
3 novembre 1956, «Symphony Hall», Boston

Pour une courte présentation de l'oeuvre, voir cette page de mon site.

Dans l'interprétation qui en est proposée sur cette page, Clara HASKIL est accompagnée par l'Orchestre Symphonique de Boston (BSO), le tout sous la direction de Charles MUENCH, à cette époque chef titulaire du BSO. Cet enregistrement provient d'un concert donné le 3 novembre 1956, dans le «Symphony Hall» de Boston.

En seconde partie du concert était la Symphonie No 2 en ut majeur, op. 61, de Robert Schumann: c'était un programme typique de Charles Muench mêlant classicisme allemand et lyrisme romantique (ce genre de programme - concerto + grande sym­pho­nie - était également standard dans les saisons de l'Orchestre Symphonique de Boston).

Un aperçu des réactions de la presse américaine après les concerts des 3 et 4 novembre 1956:

* Le critique musical du Boston Globe souligna avant tout la qualité exceptionnelle du jeu de Clara Haskil: une interprétation d’une limpidité rare, dépourvue de tout effet extérieur, une musicalité pure, presque mozartienne dans Beethoven. Il insista sur la transparence du toucher, l’absence de virtuosité démonstrative et une lecture intérieure et poétique du concerto (She achieved a transparency of texture that allowed every line of Beethoven’s score to be heard with unusual distinctness). Concernant la collaboration avec Charles Muench, la critique notait une direction souple et attentive, laissant respirer la soliste sans jamais perdre la tension dramatique (Muench supported her with tact and flexibility, keeping the orchestral fabric light and responsive).

* Dans le Boston Herald, le ton est similaire, avec un accent sur l’émotion: Miss Haskil joue Beethoven comme une confidence… sans emphase, mais avec une intensité qui captive la salle (Miss Haskil’s playing was remarkable for its clarity and its complete absence of selfconscious display). Le critique met en avant une approche intime, presque chambriste, un contraste avec des interprétations plus héroïques du concerto (This was Beethoven playing of rare refinement and integrity. Miss Haskil played as if in quiet conversation, never raising her voice yet commanding complete attention).

* Le public réserva à Haskil un accueil très chaleureux, avec plusieurs rappels (The audience listened in rapt silence and responded with prolonged applause). La presse remarque que son style, anti-spectaculaire, tranche avec les attentes habituelles du public américain de l’époque.

* La Symphonie n° 2 de Schumann dirigée par Muench fut bien accueillie, mais clairement considérée comme moins marquante que le Beethoven (The Schumann symphony was given a vigorous and well-shaped performance. It followed an unforgettable account of the Beethoven concerto).

Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano No 3 en ut mineur, op. 37, Clara Haskil, piano, Orchestre Symphonique de Boston, Charles Muench, 3 novembre 1956, «Symphony Hall», Boston

        1. Allegro con brio                 16:38 (-> 16:38)
        2. Largo                            09:11 (-> 25:49)
        3. Rondo. Allegro                   09:19 (-> 35:08)

Provenance: Radiodiffusion

Un enregistrement que que vous pouvez obtenir

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En écoute comme fichier mp3 320 kbps

1. Allegro con brio
2. Largo
3. Rondo. Allegro