Pour une courte présentation des valses de Frédéric CHOPIN, voir cette page de mon site avec la Valse No. 1, Op. 18.
Recto de la pochette du disque Pathé FCX 156
Ce disque Pathé FCX 156 est entièrement consacré aux 14 Valses de Frédéric CHOPIN: pour une courte description de son contenu, voir à cet endroit de de la page de mon site sur la valse No. 1 référenciée au début de cette page.
Il s'agit de prises de son faites par le label Columbia à Genève en 1950. Mais pourquoi à Genève dans un studio de la radio, et non à Londres, Abbey Road, comme pour les prises de son précédentes? Pour une réponse détaillée à cette question, voir à cet endroit de la page de mon site sur la valse No. 1 référenciée au début de cette page.
Pour une courte présentation des trois Valses de l'opus 34, voir la page de mon site sur la première valse de cet opus.
Partition de la première édition, Paris: Maurice Schlesinger, n.d.[1838] Plate M.S. 2715-17, seconde des 3 valses, extrait de la page 4
La Valse No. 3 en la mineur, Op. 34, No. 2, dédiée à Madame la Baronne G. (C.?) d'Ivry, est lente et mélancolique. Bien que la première des trois à avoir été écrite, probablement en 1831, elle fut la seconde à être publiée.
Une atmosphère automnale se dégage de cette valse:
«« „Quel contraste!“, s’exclama Iwaszkiewicz, „Tristesse et mélancolie sombre“.
Cette valse présente un caractère tout à fait inhabituel, au point qu’on l’a même qualifiée de “mélancolique“. Avec la valse en do dièse mineur de l’opus 64, elle incarne cette variante du genre qui, sous le nom de “valse triste“ ou “valse lente“, allait connaître un grand succès durant la seconde moitié du siècle grâce à Tschaikowski et Sibelius. Cette mélodie mélancolique donne à l’oeuvre sa tonalité sous-jacente. Elle agit comme une ancre – un point de départ et un soutien.
Le thème proprement dit de la danse se manifeste par une mélodie curieusement timide, d’abord interrompue, puis se poursuivant comme avec résignation. Son complément apporte un moment de vivacité presque folklorique. Dans la Valse en la mineur également, la plus grande surprise et le plus grand plaisir nous attendent au coeur de cette oeuvre, où l’on découvre une mélodie d’une remarquable expressivité pianistique, jouée sostenuto, et donc comme en traînant les pieds, dans la tonalité enjouée de la majeur. Par la suite, cependant, cette même mélodie change de mode, de dynamique et de timbre, pour sombrer dans la tonalité abattue et sombre de la mineur.