Pour une courte présentation des valses de Frédéric CHOPIN, voir cette page de mon site avec la Valse No. 1, Op. 18.
Recto de la pochette du disque Pathé FCX 156
Ce disque Pathé FCX 156 est entièrement consacré aux 14 Valses de Frédéric CHOPIN: pour une courte description de son contenu, voir à cet endroit de de la page de mon site sur la valse No. 1 référenciée au début de cette page.
Il s'agit de prises de son faites par le label Columbia à Genève en 1950. Mais pourquoi à Genève dans un studio de la radio, et non à Londres, Abbey Road, comme pour les prises de son précédentes? Pour une réponse détaillée à cette question, voir à cet endroit de la page de mon site sur la valse No. 1 référenciée au début de cette page.
Partition de la première édition, Paris: Magasin de Musique de Pacini, n.d. Plate 3708
«« Deux ans après la publication de ses trois Valses, op. 34, Frédéric Chopin avait mûri au point de publier une nouvelle valse – une valse que l’on pourrait qualifier de „valse suprême“! Publiée comme une oeuvre à part entière, la Valse en la bémol majeur, op. 42, revêt le caractère d’un poème dansé.
Les cinq thèmes qui s’entremêlent sont structurés de manière spectaculaire pour former un tout cohérent et intrigant. L’auditeur, captivé dès les premières mesures, ne peut s’empêcher d’aller jusqu’au bout.
L’invitation à l’écoute est lancée par un trille qui s’étend sur huit mesures entières. Le premier thème surprend: alors que la main gauche marque un rythme de valse à trois temps bien distinct, la main droite joue simultanément une petite mélodie qui se déroule sur un rythme à deux temps (mesures 9 à 20). Le deuxième thème apporte une pure figuration. Il endosse la fonction d’un ritornel, revenant un instant plus tard comme refrain dans un rondo (mesures (39) 40 à 48), dont les deux thèmes suivants s’apparentent à des épisodes. Le premier de ces épisodes apporte une bouffée de gaieté (mesures (57) 58 à 64). Le second s’impose par le balancement harmonieux d’accords qui portent une mélodie tout à fait dramatique (mesures 97 à 104). Le caractère du dernier thème – le cinquième – est prévisible. Le Sostenuto en do mineur surgit en plein milieu du poème, s’épanouissant en une de ces mélodies qu’il est difficile d’oublier (mesures 121 à 139). »» traduit de Mieczysław TOMASZEWSKI, A series of programmes entitled ‘Fryderyk Chopin's Complete Works’, Polish Radio 2
C’est la valse à propos de laquelle Schumann écrivait, à sa manière inimitable: «« La valse est, comme ses précédentes, une pièce de salon des plus raffinées; „S’il devait l’interpréter pour un bal, pensait Florestan (*), il faudrait qu’au moins la moitié des danseuses soient des comtesses“. Il a raison, la valse est aristocratique jusqu’au bout des ongles. »». (Robert Schumann, Gesammelte Schriften über Musik und Musiker, 1854, page 57).
(*) Dans les écrits critiques de Robert Schumann, Florestan est le double imaginaire qui incarne le côté passionné, impulsif et audacieux - parfois ironique - du compositeur. Il forme un duo inséparable avec Eusebius, l'autre double de Schumann, qui est quant à lui rêveur, mélancolique et introspectif.
Étiquette recto du disque Pathé FCX 156
Frédéric Chopin, Valse No. 5 en la bémol majeur, Op. 42, „Grande valse nouvelle“, Dinu Lipatti, piano, 11 juillet 1950 (après plusieurs essais les 3, 8 et 9 juillet), Studio 2 de la radio, Genève