Max BRUCH
Concerto pour violon et orchestre No 1, Op. 26
Nathan MILSTEIN, violon
Orchestre National de la RadioDiffusion Française
Antal DORATI
24 septembre 1961, Septembre Musical de Montreux
-► Johann Sebastian Bach, Concerto pour violon en la mineur, BWV 1041
-► Samuel Barber, Adagio pour cordes, Op. 11
-► Max Bruch, Concerto pour violon No. 1 Op. 26
-► Ludwig van Beethoven, Symphonie No 6, Op. 68
Pour le compte-rendu de Henri JATON publié le surlendemain dans la Tribune de Lausanne en page 5, voir cette page de mon site avec le concerto BWV 1041 de Bach par les mêmes interprètes.
Pour quelques précisions sur le concerto de Max Bruch, voir au bas de cette page.
Antal DORATI et Nathan MILSTEIN
Le concert fut diffusé en différé le 10 octobre suivant sur le second programme de Sottens:
Ouvrant la seconde partie de ce concert:
Max Bruch, Concerto pour violon et orchestre No 1 en sol mineur, Op. 26, Nathan Milstein, violon, Orchestre National de la RadioDiffusion Française, Antal Dorati, 24 septembre 1961, Septembre Musical de Montreux
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1. Allegro moderato
2. Adagio
3. Allegro energico
Quelques précisions sur cette oeuvre:
Le premier concerto pour violon de Max Bruch est considéré aujourd'hui comme étant l’un des quatre grands concertos allemands pour violon, avec ceux de Beethoven, Mendelssohn et Brahms. C'est aussi certainement l'oeuvre la plus connue de Max Bruch, composée entre 1864 et 1866, avec diverses révisions dont la dernière date de 1868. Le compositeur dédia ce premier concerto au violoniste Joseph Joachim, qui l'avait conseillé pendant la composition de la partie soliste, et c'est bien entendu Joseph Joachim qui donna la première de la version définitive de cette oeuvre à Brême le 7 janvier 1868, l'orchestre étant dirigé par Karl Reinthaler (la première version avait été donnée auparavant en première - le 24 avril 1866 - par Otto von Königslöw au violon sous la direction du compositeur).
"[...] Son premier mouvement, que Bruch intitule Prélude, est de style rhapsodique, avec une grande liberté formelle, et relativement court. Les critiques ont vu en lui une introduction aux deux mouvements suivants, plutôt qu’un véritable premier mouvement. D’ailleurs, le compositeur lui-même avait hésité à appeler son oeuvre “concerto“, en raison de sa structure. Dans tous les cas, le langage pleinement romantique de Bruch s’exprime admirablement bien dans cette forme, qui présente des passages tour à tour héroïques, élégiaques et dramatiques, tout en respectant l’alternance dans le dialogue entre le soliste et l’orchestre.
L’Adagio s’enchaîne sans interruption, sur une note tenue par les premiers violons. C’est un vaste mouvement dont la mélodie principale, très intime, est jouée par le violon solo, avant d’être ornée, enrichie, variée, puis confrontée à un deuxième thème plus majestueux mais plus court, amené par les cors, bassons et cordes graves. (Strauss utilisera un thème avec un début identique dans sa Symphonie Alpestre, également amené par les cors!). De nouveau, ce grand développement n’est pas sans rappeler les procédés de Beethoven. Tout le mouvement, dans la forme d’une romance, est rempli d’expression, de profondeur et de sentiment intérieur, au service duquel Bruch place toute son invention mélodique.
Le brillant Finale évoque les rythmes et les accents tziganes chers à son dédicataire Joachim, à travers un premier thème qui arrive de la main du soliste, tout de suite après une introduction très rythmée de l’orchestre. Les alternances solo-orchestre se mettent une fois de plus en place, jusqu’à l’arrivée d’un deuxième thème grandiose et exubérant, exposé cette fois dans un grand fortissimo orchestral, avant d’être repris par le soliste. Les deux thèmes vont être développés, mais c’est le premier qui agira comme fil conducteur et qui mènera au bref et fougueux Presto conclusif. [...]"