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Johannes BRAHMS
Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, op. 77
Peter RYBAR
Orchestre de la Radio Ouest-Autrichienne
Hans MOLTKAU
1951

Pour une courte présentation de l'oeuvre voir cette page de mon site avec l'in­ter­pré­ta­tion de Nathan MILSTEIN, violon, et de l'Orchestre National de la Radiodiffusion fran­çai­se, le tout sous la direction d'István KERTÉSZ (Montreux 1963).

Extrait du verso de la pochette du disque Concert Hall CHS-1113 et recto de la pochette du disque MMS 2007
Extrait du verso de la pochette du disque Concert Hall CHS-1113
et recto de la pochette du disque MMS 2007
L'interprétation qui en est proposée ici fut enregistrée pour le label «CONCERT HALL» par un orchestre nommé à l'origine (sur le disque de première publication CHS-1113) «West Austrian Radio Orchestra» placé sous la direction de Hans MOLTKAU, et le vio­lo­niste Peter RYBAR en soliste.

L'édition originale - Concert Hall Society CHS 1113, 33 tours 30 cm, mono - paraît aux USA en 1951. Elle est, par exemple, mentionnée dans le numéro d'hiver 1951 du «High Fidelity», en page 41.

L'édition suivante, dont on peut aujourd'hui encore retrouver la trace, est britannique, sur le disque Nixa CLP 1113. Elle date probablement de 1953, mentionnée entre autres dans le «New Zealand Listener» du 12 mars 1954, Volume 30, Issue 764, Page 5.

La réédition sur le Musical Masterpiece Society MMS 2007 est entre autres mentionnée dans le 3e supplément du WERM («The World's Encyclopedia of Recorded Music») couvrant la période janvier 1953 - 31 décembre 1955, ainsi que dans le «High Fidelity» de septembre 1956 en page 80.

Quelle est l'identité exacte de cet orchestre «West Austrian Radio Orchestra», nommé plus tard (entre autres sur ce MMS 2007) «The MMS Symphony Orchestra», un nom générique fréquemment utilisé par la «Musical Masterpiece Société» et les labels affi­liés?

Il s'agit pratiquement sans ambiguïté du Vorarlberger Funkorchester, orchestre pro­fes­sion­nel de la radio autrichienne installé à Dornbirn. Hans Moltkau en fut l'un des fon­da­teurs et son chef de 1945 à 1959.

Une source historique sur la vie musicale du Vorarlberg précise même que le studio de Dornbirn fut, de 1946 à 1958, avec Vienne, le seul émetteur autrichien disposant de son propre orchestre professionnel. Le rapport annuel de la Bundesrealschule de Dornbirn pour 1950–1951 parle du «grossen Vorarlberger Rundfunkorchester» et précise que les concerts étaient placés sous la direction de Hans Moltkau.

Autrement dit, «West Austrian Radio Orchestra» est simplement une adaptation com­mer­cia­le anglophone de «Vorarlberger Funkorchester» / «Vorarlberger Rund­funk­orchester». Les rééditions ont ensuite transformé ce nom en «West Austrian Symphony Orchestra», ce qui brouilla encore les pistes.

En 2018, «Forgotten Records» en publia une restauration, qui fut présentée quelques années plus tard par Jonathan WOOLF sur cette page du site «MusicWeb International» (l'année d'enregistrement indiquée - 1952 - n'est toutefois pas correcte, voir plus haut)

Traduit de ses excellentes notes:

«« Cette restauration met l’accent sur Rybar, le soliste. Le Brahms fut enregistré en 1951 sous la direction de Hans Moltkau à la tête de l’Orchestre de la Radio Ouest-Autrichienne.

La sonorité de l’orchestre peut sembler un peu légère, une impression peut-être amplifiée par l’enregistrement, ce qui fait que les tutti ne ressortent pas avec toute la force qu’ils devraient, mais Rybar fait preuve d’audace et d’une grande maîtrise stylistique; il est passionné tout en faisant preuve de finesse dans son utilisation des rubati. Il préfère la cadence de Kreisler à celle de Joachim, plus couramment jouée, mais il l’a manifestement légèrement remaniée. Le résultat est réussi.

Rybar s’impose tout au long de l’oeuvre comme un soliste faisant autorité, et il interprète le mouvement lent avec lyrisme, couleur et chaleur, en déployant des changements de position des doigts très vivants. Il surpasse de loin l’orchestre, où les cors sont trop forts et où le soliste au hautbois est noyé par leur volume et, de toute façon, n’est pas très bon. [...] Certes, l’équilibre dans le finale est brouillon, les percussions sont ternes et la direction routinière, mais Rybar, en tant que Tchèque, s’imprègne des rythmes “pesante“ du finale et joue avec la verve et la vitalité requises.

Cela dit, on n’achèterait pas cet enregistrement en tant qu’interprétation de valeur de l’oeuvre de Brahms dans son entité, car il s’agit de manière trop évidente du genre d’interprétation orchestrale précipitée et banale que l’on servait dans l’Autriche de Harry Lime, où l’on pouvait engager des musiciens à bon marché, au début des années 50. Rybar est d’un tout autre niveau. »»

Peter RYBAR,étiquette recto du disque MMS 2007
Peter RYBAR,étiquette recto du disque MMS 2007
Le disque utilisé pour la présente restauration vient de l'inépuisable collection de Peter KRAMER, que je remercie pour sa générosité

Johannes Brahms, Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, op. 77, Peter Rybar, Orchestre de la Radio Ouest-Autrichienne, Hans Moltkau, 1951

        1. Allegro non troppo                      21:32 (-> 21:32)
        2. Adagio                                  08:58 (-> 30:30)
        3. Allegro giocoso ma non troppo vivace    07:47 (-> 38:17)

Provenance: Musical Masterpiece Society MMS 2007

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1. Allegro non troppo


2. Adagio


3. Allegro giocoso ma non troppo vivace


Étiquette verso du disque MMS 2007
Étiquette verso du disque MMS 2007
Verso de la pochette du disque MMS 2007
Verso de la pochette du disque MMS 2007